Gérard Volaire, les origines

Elève de l’école des Beaux Arts de Marseille, Gérard Volaire a mené de front une activité artistique et artisanale, les santons, avec une profession liée au dessin publicitaire et au film d’animation.

Son père, Fernand Volaire, avait obtenu en 1925 un diplôme pour ses créations originales de santons lors de l’exposition Internationale des Arts Décoratifs à Paris, aux côtés des sœurs Gastine et de Thérèse Neveu. Son style, un modelage aux lignes épurées, le rendait très novateur.

Gérard Volaire a bénéficié de l’influence de David Dellepianne, dont Fernand Volaire fut l’unique élève, et de celle de son père qui lui donna des modèles à exploiter.

Gérard Volaire complète l’ensemble par les «bibliques» et les met en couleurs à la gouache : c’est la série «traditionnelle». Ayant suivi des cours de céramique et de tournage, Gérard Volaire eut l’idée d’une série de santons aux émaux ; il modèle petit à petit une série de pièces de 20cm avec socle, naïfs et stylisés. C’est la série des « grands », la plus connue des collectionneurs et la plus appréciée car chaque exemplaire est un objet d’art en soi.

Dans l’intervalle il pense à une série plus petite et gouachée. Cette série, très personnelle aussi et sans socle est appelée la série des «modernes».

De très grands sujets, de 30 à 40 cm, naissent de ses mains pour trouver leur place en tant qu’objets uniques : berger, meunier, meunier sur l’âne, tambourinaire pour en citer quelques-uns, ils sont la représentation magistrale de la « ligne Volaire ».

Gérard Volaire fut l’un des précurseurs d’un nouveau courant de santonniers qui créent des œuvres très personnelles, et moins traditionnelles.